Document de presse

« Métamorphoser la matière, la quête d’un monde insoupçonné…

La recherche picturale de Laurelou Hélie s’inscrit au-delà de la couleur et du geste. Telle une exploratrice de l’invisible, l’artiste cherche à découvrir des paysages irréels, des mondes intérieurs à franchir. Sa peinture intuitive et abstraite prend forme en divers mouvements se déclinant sur différentes profondeurs de champ pour créer des compositions complexes et structurées. Avec l’élan du geste, des formes plus ou moins précises rendent l’instant précieux. La composition s’élabore en permettant à l’intuition de prendre sa place. Les couleurs se déploient avec vigueur ou avec retenue, attirant ainsi le regard sur des points névralgiques dont les espaces ouvrent sur une perspective de l’infini.

L’art de cette artiste se distingue par la charge émotionnelle qu’il dégage. Le rendu pictural ne cherche pas à plaire ou à se référer à une quelconque représentation : il touche directement les sens et s’adresse à l’âme. Les masses colorées agissent comme des courants d’énergie, leurs étendues se côtoient, s’imbriquent les unes dans les autres et se modulent. La peinture de Laurelou Hélie cherche à montrer des mondes subtils où les formes organiques se déploient telles des aurores boréales figées dans des paysages intemporels. Parfois, des éléments naturels ou des animaux y apparaissent comme dans un songe.

Dans sa récente série de tableaux présentée à Langage Plus, la forme circulaire est omniprésente. Symbole par excellence, le cercle se révèle ici comme une affirmation identitaire, comme la prise de conscience du « qui suis-je? ». Bien que la question est vaste et comprend à la fois les aspects philosophique, spirituel et rationnel, l’art offre peut-être une réponse moins limitative que les mots pour envisager les mille et une facettes de notre identité en tant qu’humain en constante transformation.

En utilisant la matière et le pigment dans ses œuvres, Laurelou Hélie offre ainsi les fragments d’une quête intérieure toute en finesse. Sa recherche se veut un voyage aux confins de l’univers humain, là où le microcosme individuel rencontre le macrocosme universel, le lien qui unit tout… »

Jocelyne Fortin, directrice du centre d’art actuel Langage Plus

Série de tableaux exposés dans le cadre de l’exposition Espaces pigmentés (Février 2017):

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Crédit photo: Mariane Tremblay, Langage Plus